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LES JOCKEYS DE LEGENDE : YVES SAINT MARTIN |
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Mis en ligne le 20/02/2011
Les jockeys de légende
Yves saint-martin
Préambule
Cet article a été réalisé avec le concours de deux ouvrages rédigés par Yves Saint-Martin lui-même.
L'histoire de cet homme est somme toute très belle et poignante grâce au formidable témoignage de l'auteur qui arrive même à faire passer une certaine envie d'être jockey et ne peut que renforcer en tout cas la passion du cheval et des courses.
C'est un champion hors normes comme vous le lirez plus loin qui a su garder la tête froide en toutes circonstances et aussi conquérir
« le monde des courses » des parieurs aux chevaux!! en passant par ses amis jockeys,
les entraineurs et les propriétaires et
cela non sans mal!!!
Son apprentissage
Agenais d'origine, il naquit le huit septembre 1941 de parents modestes respectivement "fonctionnaire pénitentiaire" pour son père et "bibliothécaire" pour sa mère.
Dès sa naissance par les obligations de mutation de son père, il voyagea d'Agen à Saint-sulpice via Perpignan et Cahors.
Sa première rencontre avec les chevaux arriva dès l'âge de ces cinq ans dans son école ou deux percherons servaient aux gros travaux tandis que l'admiration venait tout doucement.
Puis ce fut la découverte du premier hippodrome à Toulouse (La Cépière) en
compagnie de l'économe de son école qui l'y emmena; il n'eut d'yeux que pour les
chevaux au détriment des jockeys, il était
conquis et la passion devint réelle.
A l'aube de ses neuf ans, ses résultats
scolaires baissèrent pour la première fois car
l'amour du cheval le tenaillait et n'eut plus
qu'un seul objectif : se diriger vers un métier
avec les chevaux.
Il fit la rencontre d'un commerçant de
"boucherie chevaline" qui lui fit découvrir sa
petite écurie et Yves monta sa première jument
"Margot"; il s'initia tout doucement au dur
labeur de l'entretien équin...
A la rentrée scolaire de ses treize ans, il
n'avait pas changé d'avis et voulait maintenant
devenir "jockey"!! et toujours par la complicité
de l'économe (cité plus haut) de son école, il fut
présenté au directeur du haras de Pompadour
et y fit ses premières preuves tel un petit
homme parmi les grands car il n'est pas
de tout repos à cet âge de se lever à
l'aube, faire les pailles, le fumier et le
pansage... Il était néanmoins heureux
car il savait que la voie choisie était la bonne.
Ses débuts de Lad
Enfin arriva l'évènement décisif qui le mit si je puis dire ainsi "le pied à l'étrier" !
Par connaissance de sa mère, il fut engagé chez l'entraineur Mr Mathet; le début de sa grande carrière commença le 15/09/55 non sans avoir du tenir tête à ses parents, sa famille et bien d'autres encore...il savait qu'il était loin d'être au bout de ses peines et vous découvrirez plus loin la volonté de ce futur grand jockey!
L'écurie de son premier entraineur se situait à Gouvieux (Chantilly) et Yves si je peux me permettre fut "parrainé" par un apprenti Mr Rouillès qui venait d'Agen comme lui et
ancien camarade de classe.
On lui confia le "poney" de l'écurie
"Bouboule" et ce fut aussi la première
rencontre avec le patron de l'écurie, un
homme peu expressif à la droiture sans égal.
Puis au bout d'une semaine, il put monter son premier vrai cheval de course qui était une pouliche "Vaniteuse" le balladant tel le novice qu'il était encore...
Le lendemain, une seconde monture d'ailleurs un très beau cheval "Petit prince" fut moins fougueux mais plus joueur ce qui valut à Yves sa première chute.
Les jours s'écoulèrent et il devint un
apprenti à part entière et fut initié après les écuries au débourrage des poulains à peine agés de 15 mois.
Son premier accident sérieux arriva pendant cette période; "Pollen" était un cheval costaud et Il fut éjecté et retomba sur les mains complètement retournées et les deux
poignets brisés avec 5 semaines
de convalescence.
A son retour à Chantilly, c'était
l'époque des yearlings; jeune lad, il dut
choisir après tous les anciens son cheval...
C'était une minuscule jument alezane "Demoiselle", elle avait beaucoup de caractère et il l'amena pour sa 1ère course à l'hippodrome du Tremblay; sur son trente et un, il était très fier au rond de présentation et son jockey M.Garcia finit 100m derrière les autres...
Cette brave jument aurait du finir à la boucherie mais Mr Mathet et Mr Dupré, son propriétaire, eurent pitié d'Yves et la firent amener à l'infirmerie qui était une petite écurie à l'entrée de Chantilly. Ce fut sa première grande histoire d'amour avec un cheval, il allait la voir tous les jours mais hélas un an après elle disparut tragiquement dans un accident.
Ses débuts de Jockey
Deux ans et demi de métier étaient passés et le jour J arriva un certain mois d'avril ou Mr Mathet lui donna sa première monte "Good lord" pour une course se déroulant sur l'hippodrome de Soissons; quelle déveine, il tomba et fut terriblement déçu... une semaine plus tard à Amiens avec 2 chevaux dont sa première monte, il termina 4ème les deux fois sans être vraiment content de lui mais fier!
Sa première victoire il l'obtint le 26/07/58 avec "Royalic" un poulain de Mme Volterra sur l'hippodrome du Tremblay, victoire ô combien attendue et avec brio car toujours en tête et gagnant de 3 longueurs!
Voilà, Yves Saint-Martin était parti
pour une carrière fulgurante jalonnée de
bonheur, d'amour et de victoires!
Son Palmarès
carrière 1958--->1982
victoires--->3314
cravaches d'or--->15
groupe 1--->117
Chanteur d'un jour...
Un certain 02/08/80, invité à l'émission "Bravo", Yves entonne assez brillamment d'ailleurs une chanson de Fernandel " Félicie aussi"; il fut aidé de Pierre Douglas qui lui tenait les paroles pour la circonstance!
http://chansons.ina.fr/sport/autres-sports/video/I04211557/yves-saint-martin-felicie-aussi.fr.html
Après le cheval, sa seconde passion : l'automobile...
Comme il sait si bien le dire " les voitures, c'est mon dada!!". De célèbres marques comme "Maserati, Mustang, Rolls royce et Aston martin" ont été ses principales conquêtes et son rêve suprême c'est une "Ferrari" qui lui manque à sa collection...
La ligne et la puissance sont les atouts majeurs pour choisir ses belles automobiles!
L'automobile lui amena aussi à cette époque quelques déboires pour excès de vitesse dont il se tira chanceusement par un pronostic pour le prochain tiercé!
Conclusion
Je laisserai le soin à Yves Saint-Martin et Jean Michel François de conclure cet article en empruntant le texte du dos d'un de leurs ouvrages.
Il a gagné tous les Grands Prix sur les hippodromes du monde entier,
Chaque jour, en France, des milliers de turfistes ont les yeux fixés sur ce jockey aux trois mille victoires, qui peut, selon sa forme, ses éclairs de génie, leur apporter la fortune.
Son nom : Yves Saint-Martin
Au milieu de l'univers impitoyable des courses de chevaux, ou le jeu et l'argent sont rois, il a, par sa droiture et son talent, élévé son métier au rang d'un art.
C'était la fabuleuse histoire d'un poids plume animé d'une rage
de vaincre peu commune qui, à force de courage et de volonté,
à travers souffrances et privations, est devenu un géant.
Mais si tout, chez cet homme, est placé sous le signe de
l'exception, on découvrira aussi, au-delà de la star, un être sensible et chaleureux, avec ses doutes, ses emportements, ses coups de tendresse.
Un être dont la vie pourrait ainsi se résumer : une aventure haletante ou
tout se bouscule au galop, le merveilleux, le tragique, la réussite, les
coups durs qu'il livre dans ce livre avec passion et sans tricher.